1 - les sons |
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| 2 - Images |
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Les girls |
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| Les personnages | ||||
Droopy |
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Le loup |
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Junior et Georges |
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Crazy Squirrel |
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Spike |
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Le loup |
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Le pigmée |
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Le renard |
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| 3 - Animations |
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| 5 - Sa vie, son oeuvre | ||||
| Frederic Bean Avery est né au
Texas le 26 février 1908. A partir de 1928, il fait ses classes d'animateur chez
Universal, dont le département animation était dirigé par Walter Lantz. En 1935, Avery rejoint la Warner et une bande de caractériels dont Leon Schlesinger, qui avait en charge la production des séries Merries Melodies (en couleurs) et Looney Tunes (en noir et blanc), ne savait que faire : Chuck Jones, Bob Clampett et Bob Cannon. Avec Virgil Ross et Sid Sutherland, ils formeront la fameuse bande de Termit Terrace, responsables entre autres de la naissance de Porky Pig, Daffy Duck et, bien sûr, Bugs Bunny. A la suite d'un conflit d'intérêt avec Schlesinger, Avery quitte la Warner en 1942 et rejoint le département animation de la M.G.M. Lorsqu'il arrive au département animation de la M.G.M. en 1942, Tex Avery a déjà assuré la réalisation (on disait alors la supervision) de plus de soixante cartoons pour le compte de la Warner. C'est le producteur Fred Quimby qui est chargé de la supervision du département animation. Comme le rapportait Tex Avery : "Il ne connaissait rien aux scénarios ou aux gags, ou à quoi que ce soit, et il en convenait". Mais, contrairement à Schlesinger, Quimby va laisser une énorme liberté à ses équipes, ce qui va permettre à la M.G.M. de produire le meilleur de cet âge d'or du cartoon et au génie de Tex Avery d'exploser. Des animateurs chevronnés, formés dans les meilleurs studios de l'époque, vont constituer le noyau dur de l'équipe jusqu'en 1947-48 : Preston Blair, Ray Abrams, Ed Love, auxquels viendra s'ajouter Walter Clinton en 1945 Des animateurs chevronnés, formés dans les meilleurs studios de l'époque, vont constituer le noyau dur de l'équipe jusqu'en 1947-48 : Preston Blair, Ray Abrams, Ed Love, auxquels viendra s'ajouter Walter Clinton en 1945 Quand les difficultés financières commenceront à réduire le train de vie des studios, obligeant au départ des meilleurs, l'animation deviendra beaucoup plus frustre, poussant à la stéréotypie des situations. Mais, jusqu'à la fin des années 1940, le génie de Tex Avery va pouvoir s'appuyer sur les qualités essentielles de son équipe, lui permettant la mise en oeuvre de son véritable projet : faire rire, tout en dynamitant les conventions, celles du cartoon américain comme celles de l'american way of life. Quand les difficultés financières commenceront à réduire le train de vie des studios, obligeant au départ des meilleurs, l'animation deviendra beaucoup plus frustre, poussant à la stéréotypie des situations. Mais, jusqu'à la fin des années 1940, le génie de Tex Avery va pouvoir s'appuyer sur les qualités essentielles de son équipe, lui permettant la mise en oeuvre de son véritable projet : faire rire, tout en dynamitant les conventions, celles du cartoon américain comme celles de l'american way of life. Quand les difficultés financières commenceront à réduire le train de vie des studios, obligeant au départ des meilleurs, l'animation deviendra beaucoup plus frustre, poussant à la stéréotypie des situations. Mais, jusqu'à la fin des années 1940, le génie de Tex Avery va pouvoir s'appuyer sur les qualités essentielles de son équipe, lui permettant la mise en oeuvre de son véritable projet : faire rire, tout en dynamitant les conventions, celles du cartoon américain comme celles de l'american way of life. Quand les difficultés financières commenceront à réduire le train de vie des studios, obligeant au départ des meilleurs, l'animation deviendra beaucoup plus frustre, poussant à la stéréotypie des situations. Mais, jusqu'à la fin des années 1940, le génie de Tex Avery va pouvoir s'appuyer sur les qualités essentielles de son équipe, lui permettant la mise en oeuvre de son véritable projet : faire rire, tout en dynamitant les conventions, celles du cartoon américain comme celles de l'american way of life. Filmographie 1942 Blitz Wolf - Cette nouvelle lecture des Trois petits cochons est un cartoon de propagande anti-nazi qui atteint au génie. Der Fewer (le loup, dont c'est la première apparition pour la Métro) trahit le pacte de non-agression passé avec les cochons mais se casse les dents sur la défense héroïque du Sergent Pork. The Early Bird Dood It - Manger ou être mangé ? Un thème assez classique traité de façon magistrale : animation parfaite, gags en abondance et un final qui montre déjà que Tex Avery ne souhaite pas vraiment s'embarrasser des traditionnelles happy end. 1943 Dumb-Hounded - Première apparition de Droopy, à la poursuite du loup évadé de Sing-Sing. Où que celui-ci aille, à travers les Etats-Unis et même au Pôle Nord, il est devancé par son lymphatique adversaire, qui ne laissera éclater sa joie qu'à réception de sa récompense. Encore un pur moment de génie... Red Hot Riding Hood - Le caractère érotomane du loup explose dans ce cartoon face à un petit Chaperon Rouge plein de sensualité, prototype des girls magistralement animées par Preston Blair. Mais la grand-mère, nymphomane, veille. Le loup finira par se suicider, son fantôme devenant à son tour fou à la vue du petit Chaperon rouge. Fabuleux... Who Killed Who ? - Un cartoon assez peu connu. Pas de star ici, mais une succession incohérente et rapide de gags pour une enquête policière complètement délirante. Un must ! One Ham's Family - Déguisé en Père Noël, le loup s'en prend encore aux cochons mais tombe sur un petit malin qui va lui faire... la peau. Trépidant mais classique. What's Buzzin' Buzzard - Une chasse au lapin ratée oblige deux busards affamés à un affrontement où chacun tentera de dévorer l'autre. C'est un cartoon sans aucun équivalent dans le dessin animé, d'une extrème violence, macabre, hilarant. Le débordement de violence ne prendra fin qu'à la capture du lapin mais, hélas, c'est un jour sans viande... Tout simplement génial. 1944 Screwball Squirrel - Pour sa première apparition, Screwy Squirrel se débarrasse violemment du charmant petit écureuil, façon Disney, qui s'apprêtait à vivre une nouvelle aventure avec tous ses amis à plumes et à poils. L'écureuil fou et son vieil ennemi Tête de Pioche (Meathead) peuvent alors se poursuivre dans des situations de plus en plus folles jusqu'au gag final et la réconciliation des deux adversaires sur le dos de Sammy l'écureuil. Ce manifeste "anti-Disney" est une pure merveille et le Squirrel reste un personnage inégalé. Batty Baseball - Film sur le base-ball, assez mineur au regard de la production de l'époque, qui possède néanmoins quelques gags savoureux. Happy-Go-Nutty - Deuxième volet de la saga Squirrel-Meathead, aussi speed que le premier. Le chien chasse l'écureuil évadé de l'asile d'aliénés parce qu'il se prenait pour Napoléon. Course-poursuite totalement démentielle jusqu'au carton de fin où les deux compères s'arrêtent subitement et se serrent la main, avant que Meathead ne réalise que Napoléon...c'est lui. Un must ! Big-Heel-Watha - L'écureuil fou change de comparse pour cette troisième édition, dans laquelle il doit échapper au guerrier indien Heel-Watha qui, en échange de nourriture pour la tribu, obtiendra la main de la ravissante Minnie Hot-Cha. Après bien des péripéties, Screwy Squirrel décide de se livrer pour permettre le mariage du guerrier avec une squaw qui se révèle être un laideron (faisant fuir toute la tribu) puis une superbe créature. Génial... 1945 The Screwy truant - Meathead est de retour sous une forme simplifiée, afin de ramener le Squirrel sur le chemin de l'école. Nouvel épisode de cavalcade, bourré de gags plus hilarants les uns que les autres. Heel-Watha demandait au spectateur : "Ca vous étonne ? Mais dans un cartoon tout est possible !". Une nouvelle et magistrale illustration de ce précepte averyesque. The shooting of Dan Mc Goo - Violence et érotisme (et humour naturellement) sont au programme de ce petit chef d'oeuvre, dont l'action se passe dans un bar en Alaska. Red Hot est devenue une Lady Lou aux déhanchements de plus en plus suggestifs, qui mettent en transe le loup au moment où celui-ci allait tuer McGoo (Droopy). Après s'être débarassé de son rival, Droopy est embrassé par Lady Lou, devient fou à son tour puis prononce son immortel "You know what ? I'm happy." Jerry Turkey - C'est une variation sur le thème développé dans Big-Heel-Whata. Le héros, débarquant du Mayflower, est la copie conforme de l'indien, l'écureuil fou étant remplacé par une dinde dont les agissements et comportements font tout le sel de ce cartoon. Le gag final est somptueux... Swing Shift Cinderella - Nouveau triangle amoureux totalement déjanté. La marraine nymphomane (Miss Répulsive 1898) traque le loup, qui traque Cendrillon métamorphosée en une chanteuse (nouvel avatar de la pin-up averyenne) qui atteint là des sommets dans l'érotisme (Preston Blair au mieux de sa forme !). La chanson "All the chicks are crazy for a certain burly wolf" rend ce dernier complètement dingue, mais nous commençons à avoir l'habitude. Cendrillon réussit à échapper au loup mais minuit arrive et elle retrouve sa triste condition de petite ouvrière... entourée de loups ! Wild and Wolfy - Course poursuite dans l'Ouest sauvage entre le loup et Droppy, après que le premier - dont la tête est mise à prix -, ait enlevé une rouquine chanteuse de country. Encore une avalanche de trouvailles et de gags plus burlesques les uns que les autres, qui rendent ce cartoon totalement irrésistible. 1946 Lonesome Lenny - L'année 1946 commence par un homicide : celui du Squirrel, victime des étreintes trop appuyées du gros Lenny. A part cette triste fin, le cartoon est à la hauteur des précédents épisodes, toujours aussi hilarant. Lenny s'ennuie car il perd tous ses amis. On lui offre le Squirrel et la calvacade dans la maison commence. Portes qui claquent vraiment dans tous les sens, couloir démentiel, pause-déjeuner des deux héros, sont quelques unes des scènes mémorables du film. The Hick Chick - Ce cartoon met en présence Daisy, une jolie poulette, Lem son fiancé, un coq totalement débile et Charles, un grand coq noir séducteur. Daisy cède aux avances de Charles, qui s'est débarassé de Lem et qui lui promet tous les vêtements dont elle a rêvé. La pauvre se retouve à travailler dans une laverie jusqu'à ce que Lem vienne la délivrer. La fin de l'histoire se passe à la maternité où toute l'histoire recommence. Extrèmement drôle. Le gag récurrent du taureau est absolument irrésistible. Northwest Hounded Police - C'est une variation sur le thème développé dans Dumb-Hounded. La course poursuite folle entre le loup et McPoodle (alias Droopy), qui devance toujours sa victime quoique celle-ci fasse, est prétexte à de très nombreux et extraordinaires gags. Malgré le thème identique au départ, un film très différent et désopilant. Henpecked Hoboes - Ce dernier cartoon de l'année 1946 voit la naissance du couple George et Junior. Deux vagabonds, le petit chef et le gros bêta, qui vont tout faire ici pour s'emparer d'une poule, après avoir expédié le coq vers le pôle Nord : séduction érotique, alimentaire, maternelle, toutes leurs ruses échoueront lamentablement grâce au concours de Junior. Hilarant. 1947 Hound Hunters - L'année 1947 commence par deux cartoons utilisant les personnages de George et Junior. Ici, devenus gardiens de fourrière, ils tenteront vainement de mettre la main sur un petit chien. Les déguisements successifs des deux héros et leurs ruses seront mises en échec par le gros bêta. Red Hot Rangers - Devenus gardes forestiers, George et Junior sont aux prises avec une petit flamme turbulente qui dévore tout ce qu'elle approche. Après bien des péripéties, la petite flamma fera exploser de la dynamite, ce qui la tuera. Excellent cartoon, Junior continuant de prendre des coups de pied aux fesses à chacune de ses erreurs. Uncle Tom's Cabana - Il y a tout, dans ce cartoon, pour constituer un chef d'oeuvre. Une histoire originale (bien que le thème ait été traité par Avery 10 ans plutôt pour la Warner), un méchant vraiment très méchant (Simon Legree), une poursuite trépidante avec des situations délirantes, une girl plus ravissante que jamais dans un superbe numéro (Little Eva chantant Carry me back to Old Virginy) et une morale ! Oncle Tom raconte à des petits enfants la véritable histoire de sa cabane, transformée en boîte de nuit pour échapper au promoteur/prédateur Simon Legree. Histoire dont Oncle Tom est le héros invulnérable (malgré les trésors d'ingéniosité cruelle déployés par Legree pour se débarrasser de lui), mais qui laisse sceptique l'un des enfants. "Que la foudre me tombe dessus si ceci n'est pas vrai" déclare Tom à la fin, ce qui se passe effectivement. Une espèce de quintessence du génie averyien, qui voit pour la dernière fois Preston Blair animer ses célèbres créatures... Slap Happy Lion - Le lion qui effrayait tous les animaux est à son tour terrorisé par une minuscule souris et va devenir sa tête de turc jusqu'à finir dans une chaise roulante, complètement fou. A son tour, la souris sera terrorisée par plus petit qu'elle. Une seule apparition pour un lion pourtant très sympa. King-Size Canary - Un cartoon très célèbre d'Avery, mettant aux prises un canari, un chat, un chien et une souris. Une bouteille d'engrais va permettre à chaque personnage de grossir de plus en plus pour vaincre son adversaire, jusqu'à la scène finale où, ayant épuisé l'engrais, le chat et la souris vont fraterniser au sommet du globe terrestre. Une réussite. 1948 What Price Fleadom - Un ton très différent, loin des cavalcades et de la violence habituelle, pour cette histoire d'amitié entre le chien Hobo et sa puce Homère. Ce dernier tombe amoureux d'une jolie puce et décide d'emménager avec elle sur le chien qu'elle occupe, qui fera tout pour se débarasser des gêneurs. Hobo, au bord du suicide, verra revenir à lui Homère, sa douce et une foultitude de petites puces... Dans ce registre plutôt tendre, Avery et sa bande font également des merveilles, avec des personnages extrèmement attachants. Little Tinker - C'est une charge féroce de Franck Sinatra (Oh Frankie...), putois chantant et maladif sous perfusion ou poumon d'acier, devant un parterre du beau sexe complètement conquis. Se précipitant sur la vedette, elles fuient à son odeur et il ne trouvera l'amour qu'en se travestissant en renard, auprès d'une renarde qui se révèlera être... une femelle putois utilisant le même stratagème. Half-Pint Pygmy - Définitivement relookés en ours, George et Junior vivent leur dernière aventure dans la jungle, en vue de capturer le plus petit pygmée du monde. Comme toujours, la maladresse de Junior va réduire à néant toutes leurs tentatives. Quand enfin ils y parviennent, le pygmée leur apprend qu'il n'est pas le plus petit... Après avoir tiré le carton de fin, George et Junior se suicident. Lucky Ducky - George et Junior ayant disparu, place à ce couple de chiens chasseurs qui leur ressemblent étrangement. On retouve, en effet, un petit malin directif et un gros bêta. En route pour une chasse au canard où, bien sûr, le gibier sera plus intelligent que ses poursuivants. Beaucoup d'excellents gags dans ce film. The Cat That Hated People - Un chat misanthrope quitte la Terre pour la Lune, où il aura à affronter des objets familiers mutants qui transforment son séjour en cauchemar. Un très curieux cartoon, très célèbre, qui offre pour la première fois la vedette au chat. 1949 Bad Luck Blackie - Un chaton blanc maltraité par un gros dogue va souscrire une assurance auprès de la Bad Luck Cie. Sur un simple coup de sifflet, un chat noir traversera la route du chien, attirant sur lui mille et unes avanies. Ce dernier, ayant avalé au final le sifflet, devra éviter la chute d'objets de plus en plus lourds (baignoire, bulldozer, cuirassé,...). Excellent. Señor Droopy - Retour du couple infernal Loup-Droopy pour les beaux yeux de la señorita Lina Romay. Une corrida doit départager les deux prétendants. Droopy se couvre de ridicule (le taureau refuse de se battre avec lui) tandis que le Loup brille par ses passes, jusqu'au moment où le taureau le balance hors de l'arène. Retour de Droopy, qui ne vaudra sa victoire qu'à un coup de colère, déclenché par l'attitude irrévérencieuse de l'animal à l'égard de sa belle. Cartoon marquant la fin de la collaboration Tex Avery - Preston Blair. The House of Tomorrow - Un ratage complet. L'idée était de montrer les évolutions possibles de la maison sous l'impulsion irrésistible du progrès, avec la belle-mère en tête de turc. Il y a des gags, certes, mais... Doggone Tired - Première grande variation sur le thème du bruit, assez obsessionnel chez Avery. Un lapin empêche le chien qui doit le chasser le lendemain de passer une nuit calme. Casseroles, robinet qui goutte, téléphone et dynamite sont au programme et viendront à bout, non seulement du chien mais aussi du lapin qui s'endormira à côté de sa victime au petit matin. Wags to Riches - Première apparition du chien Spike comme faire-valoir de Droopy. Ce dernier ayant hérité d'une immense fortune, Spike qui hériterait en cas de disparition du chien lymphatique, va tout mettre en oeuvre pour s'en débarrasser. Machiavélique et tricheur, Spike reste la seule victime de son caractère bête et méchant. Little Rural Riding Hood - Ce film est un croisement assez réussi entre le thème du Petit Chaperon rouge et celui du loup des villes et du loup des champs. Celui-ci, double un peu abruti du coq Lem, reçoit de son cousin de la ville, la photo d'une pin-up alors qu'il est en train de courser un petit chaperon rouge à la beauté très rustique. Il se rend illico à la ville et la confrontation entre ses manières grossières et le dandysme du cousin est savoureuse. Après l'habituel déchaînement devant la girl, le loup des villes se décide à ramener l'incongru chez lui, mais il devient à son tour fou devant la "beauté" campagnarde. Out-Foxed - Une poursuite extrèmement drôle entre une meute (comprenant Droopy) et le renard Reginald Fox, au standing et aux manières tout à fait british. La personnalité du renard fait le réel intérêt de ce cartoon. The Counterfeit Cat - Comment un chat peut-il détourner l'attention du chien (Spark, jumeau de Spike) pour manger le canari ? En se déguisant en chien et en gavant d'os le molosse . Ce dernier finira par comprendre le stratagème. Mais comme le déguisement est en fait le scalp d'un gigantesque canidé pas du tout content, le chat et Spark finiront mal l'histoire. 1950 Ventriloquist Cat - Un chat qui déteste les chiens trouve un appareil qui le transforme en ventriloque. Il s'amuse alors à faire retentir des miaou dans les endroits les plus insolites afin d'y envoyer Spike, à qui il arrive chaque fois une catastrophe. Le chat sera puni de sa malice, coincé sur un poteau entre Spike et trois molosses. The Cuckoo Clock - Le coucou dont il est question est l'héritier direct du Squirrel. Petite boule de plumes orange au regard fou, il va mettre à mal le chat noir qui cherche à se débarrasser de lui. Les tentatives du félin pour accéder à l'horloge dans laquelle se cache le coucou (et qui semble perchée à plusieurs dizaines de mètres de hauteur) sont délirantes et irrésistibles de drôlerie. L'atmosphère du début de cartoon est extraordinaire et l'ensemble est une très grande réussite. Garden Gopher - Spike est confronté à une taupe qui refuse de lui laisser enterrer un os dans le jardin. Il usera donc de tous les stratagèmes pour se débarrasser d'elle, sans y réussir bien évidemment. Jouant sur le sexe, il se déguisera en Miss Taupe, pour être aussitôt la proie de tous les mâles du jardin. Un bon cartoon. The Chump Champ - Droopy et Spike s'affrontent au cours d'épreuves sportives, afin de recevoir un baiser de Miss Sport. Malgré les tricheries de Spike, Droopy remporte une à une les épreuves. Avant la dernière, Spike fait signer à Droopy un document reconnaissant qu'il a triché. Spike est déclaré vainqueur mais Miss Sport est un laideron !.. De bons moments, mais une oeuvre mineure. The Peachy Cobbler - Un conte, très éloigné de la production habituelle, où des petits lutins aident un vieux et gentil cordonnier en réalisant tout son travail en une nuit. On croirait du Disney (ce n'est pas péjoratif), mais c'est bien du Tex... 1951 Cock-A-Doodle Dog - Deuxième variation sur le bruit. Spike est confronté à un coq décharné qui passe son temps à pousser des cocoricos inappropriés. Le chien, totale victime de ce cauchemar, va tout faire pour qu'il cesse. En désespoir de cause, Spike se mettra à pousser des cris lorsque le coq tentera de s'endormir. Un excellent cartoon. Daredevil Droopy - La rivalité de Droopy et de Spike est transposée au sein d'un cirque. Une série d'épreuves doit les départager pour obtenir le poste d'acrobate. Tricheries et sabotages de Spike ne serviront à rien, se retournant à chaque fois contre lui. Mineur... Droopy's Good Deed - On prend les mêmes et on recommence. Le terrain d'action est maintenant un camp scout. Spike et Droopy vont s'affronter au cours d'épreuves, le vainqueur devant rencontrer le Président à la Maison Blanche. Loi des séries ? Ce n'est pas très intéressant... Symphony in Slang - Au début de The Shooting of Dan McGoo, le loup qui "avait déjà un pied dans la tombe" était effectivement montré avec une tombe ornée d'un lys à la place du pied droit. C'est ce type d'illustration littérale qui est employé dans ce cartoon, sans aucun équivalent. Reprenant des expressions tirées du slang (l'argot américain), la bande d'Avery va suivre le calvaire de Joe, victime de celles-ci. Il naît effectivement avec une cuillère d'argent dans la bouche [I was born with a silver spoon in my mouth = j'étais né coiffé) et il mange la nappe (We sat down and chewed the rag awhile = Nous nous sommes assis et nous avons mâché la nappe (taillé une bavette)]. Etonnant, tant dans le thème que dans le graphisme très particulier adopté par Avery. Car of Tomorrow - La série des "...of Tomorrow" est un véritable désastre, dont Avery était extrèmement conscient. Animation réduite, absence d'histoire, quelques gags. Ce cartoon, variation sur la voiture de demain, fait partie du lot et est à éviter. Droopy's Double Trouble - Spike est à nouveau la victime totalement innocente de ce cartoon. Droopy, maître d'hôtel, fait appel à son frère jumeau Drippy ("un costaud") pour l'aider à tenir la maison. Droopy accueille Spike, chien errant et affamé, avec beaucoup de sympathie, ce qui n'est pas le cas de Drippy, qui fait voir sa force à chaque fois. Spike va se trouver confronté alternativement à l'un et l'autre jusqu'à en devenir fou. Le dessin devient de plus en plus minimaliste. 1952 Magical Maestro - Poochini (Spike) doit donner un récital. Le magicien Misto va remplacer le chef d'orchestre et saboter le concert. Grâce à sa baguette magique, il va faire subir à Poochini une série de transformations destinée à le ridiculiser. Beaucoup de rythme dans ce cartoon (les transformations suivent une fabuleuse bande son). Un film qui renoue provisoirement avec les meilleurs moments du studio. One Cab's Family - L'histoire tendre d'une famille de taxis dans laquelle vient au monde un bébé taxi qui n'a qu'une seule idée en tête : devenir voiture de course. Mignon... Rock-A-Bye Bear - Nouvelle variation sur le bruit. Spike est extrait de la fourrière afin de protéger l'hibernation d'un ours. Un petit chien sadique s'évade dans le même temps et fait tout pour prendre la place de Spike. Le bruit étant ce qui dérange le plus l'ours, le petit chien va tout tenter pour faire hurler Spike qui, à chaque fois, doit sortir et s'éloigner de la maison pour pousser ses cris de douleur. C'est un humour répétitif, mais ç'est très efficace. 1953 Little Johnny Jet - Ce cartoon transpose le thème de One Cab's Family aux avions. Un couple d'avions à hélice met au monde un petit jet. Le père tente de trouver du travail mais on ne veut plus que des avions à réaction. Il va participer à une compétition contre des jets et être aidé par son fils après la perte de ses moteurs. Vainqueur de la compétition, il sera engagé pour produire 10000 bébés jets. Tv of Tomorrow - Médiocre variation sur les évolutions possibles de la télévision. The Three Little Pups - Une nouvelle variation sur le thème des Trois Petits Cochons. Le loup, transformé en un lymphatique et fataliste gardien de fourrière, tente d'attraper Droopy et ses frères qui passent leur temps à regarder des westerns à la télévision. Toutes ses tentatives ayant échoué, le loup se retrouve dans la télé à la place de Roy Rogers. Il y a quelques excellents gags dans ce cartoon, mais l'ensemble parait bien faible. 1954 Drag-A-Long-Droopy - Droopy, éleveur de moutons, est opposé au loup, éleveur de bovins, dans une guérilla puis une bataille rangée où les "méchants" seront tondus. Billy Boy - Dans la suite de Drag-A-Long-Droopy, c'est le loup qui, honnête fermier, va se trouver confronté à la voracité d'un petit mouton qui dévore tout ce qui lui passe devant le museau. Le loup finira par l'envoyer sur la lune, où l'animal continuera malgré tout ses ravages. Homsteader Droopy - Retour dans l'Ouest pour une histoire de pionniers sans intérêt. The Farm of Tomorrow - La ferme de demain clôt la pitoyable série des "...of Tomorrow" sans en relever le niveau. The Flea Circus - Une histoire qui tente de retrouver le charme et la tendresse de What Price Fleadom sans y parvenir vraiment. Dixieland Droopy - Un cartoon extrèmement médiocre. 1955 Field and Scream - Un cartoon sur les thèmes de la pêche et de la chasse qui émerge de la médiocrité des dernières productions. The First Bad Man - Retour aux temps préhistoriques à la recherche du premier out-law texan, qui termina dans la première prison et s'y trouve encore. Bof... Deputy Droopy - Réutilisation du thème de Rock-a-Bye Bear, qui apparaît plus comme le recyclage facile et inutile des gags de ce cartoon. Cellbound - Un Spike réduit à sa plus simple expression graphique tente de s'évader d'une prison. |
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